Koton
« depuis 2002,vous n’arrivez pas à trouvé un seul argument vraie et valable pour la défense de votre président. »
Si, si ils ont un argument et un unique argument.
Sarko ayant été élu au suffrage universel avec 53% des voix, cela légitimerait toute sa politique à venir.
Ils oublient au passage que la force de la démocratie c’est justement un jeu subtil de pouvoirs, de contre pouvoirs et d’éclatement du pouvoir. Tout ne se décide pas à l’Elysée ou a Matignon, fusse t-il élus avec 99% des voix. Il y a un parlement, un appareil judiciaire, des syndicats (de salariés, de patrons), des associations, la presse, moult organismes (CNIL, CSA, cour des comptes...) et même, et oui, la RUE. la démocratie c’est tout ça, et en bloc !
Pour les Sarkozystes de choc (cad pas les vassaux opportunistes mais les gens qui croient vraiment en lui), tout ce qui ne vient pas d’en haut est un obstacle, un verrou à faire sauter. Pour eux, la démocratie se résume à un Chef, élu certes, mais dont tout dépend.
Certains appellent ça la « démocratie dirigée » ou encore le « despotisme démocratique ». On élit un tyran qui dirige selon son bon vouloir durant son mandat et dont l’action sera jugée lors des prochaines élections.
Les élections, on le sait bien maintenant en regardant le monde autour de la France, ne sont synonymes en rien de démocratie ; trop facilement manipulables, détournables. Les élections sont nécessaires au fonctionnement démocratique, certes, mais elles ne sont en aucun cas suffisantes.
la vision des sarkozystes de la démocratie est une vision extrêmement réductrice de la démocratie et qui mène progressivement vers un système dictatorial incarnée par une personnalité. La liberté bien qu’affichée inlassablement ne sera plus qu’une illusion, un produit de marketing politique.
Quand la justice, la presse, les organismes d’états (CSA, CNIL...) perdent leur indépendance, ce qui est en train de se généralisé, quand la rue est stigmatisée, les associations minées ou récupérées (voir Amara, Hirsh et consort... ils ont même proposé à Augustin Legrand un maroquin ministériel), alors la démocratie est en danger. Ce sera visible dans quelques années, mais il sera peut être trop tard