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frédéric lyon 3 janvier 2008 01:40

L’aventure mystique du Prophète commence sous le règne de Khadidja, sa première épouse, de vingt ans son ainée, qui, grâce à sa fortune, le délivre des soucis matériels.

Le jeune et fringuant Mahomet commence sa brillante carrière comme gigolo.

Cette relation conjugale d’un quart de siècle reste pourtant nimbée de mystère. On aurait pu supposer que des livres entiers seraient consacrés à la première épouse. Nenni. Est-ce un déni ? Khadidja existe mais elle est aussi désexualisée que Marie pour la chrétienté. Immaculée.

On sait seulement que c’est une intello, très informée des courants spirituels qui circulent dans la région. Un de ses proches cousins étudie les écritures juives et chrétiennes. Loin de s’effrayer quand Mahomet redescend épouvanté de la montagne après sa première révélation, elle le rassure et le recouvre de son manteau. Geste de nourrice. Elle a alors 55 ans.

Or Mahomet, dans son enfance, fut très seul. C’est un orphelin. Khadidja a-t-elle joué auprès de lui le rôle d’accoucheuse dévolu sous tous les cieux aux protectrices un peu mûres des grands hommes en gestation ? Cette place exorbitante a-t-elle gêné la tradition islamique ?

Khadidja, en tout cas, est née et a vécu sa vie de femme avant Mahomet dans une cité placée sous le signe des divinités femelles. Al-Lat, Al-Uzza et Manat, héroïnes des fameux « versets sataniques » , dominaient le vaste panthéon des divinités mecquoises. Des déesses mères dans une société bédouine hantée par la fécondité.

Ce sont elles qu’adore la foule au grand pèlerinage de la Kaaba, principale source de revenus des marchands mecquois. Or, c’est contre ce règne exclusivement féminin que va se constituer l’Islam.

Le sens caché de cette aversion jaillit brutalement lors d’une altercation entre Aboubaker, le compagnon du Prophète, et un de leurs ennemis mecquois. « Va sucer le clitoris d’Al-Lat ! » hurle Aboubaker à son adversaire. La lutte de la nouvelle religion contre l’idolâtrie est-elle une lutte contre une féminité supranaturelle et omniprésente ?

Les faits sont là : à La Mecque, avant Allah, Dieu est femme. La force du « Un » , forcément mâle, c’est Mahomet qui veut l’incarner. Il ne l’envoie pas dire aux adorateurs des utérus sacrés : « O vous les incroyants, je n’adore pas ce que vous adorez ».

Après la mort de Khadidja, Mahomet qui jusque là avait été strictement monogame se met à épouser à tour de bras, il veut oublier, et faire oublier, ce qu’il a été dans sa jeunesse, et faire oublier à qui il doit son ascension sociale : A une femme.

Il s’emploiera à les mettre plus bas que terre et tous les musulmans suivent encore cette tradition.

Encore un dernier mot :

En Islam, contrairement à toutes les autres religion monothéiste, Dieu (Allah) n’est pas le Père.

Tous les musulmans veulent faire partie de la communauté des croyants, la “Umma”, dont le sens littéral est la “Mère”. Le retour fantasmé dans l’Utérus Maternel.

Autrement dit, dans les religions monothéistes on veut tuer le Père fantasmé, tandis qu’en Islam la figure du Père est si écrasante qu’on ne peut pas la fantasmer et on veut retourner dans l’Utérus de sa Mère !

La magnification de la “Umma” est particulièrement prononcée chez les terroristes islamistes.

Qui sont probablement terrorisés avant d’être terroristes !



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