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Christophe 11 janvier 2008 21:08
Christophe

Bonjour Armelle,

Une âme juste est guidée par sa connaissance du Bien ; cette disposition consiste à se gouverner selon la raison ; par suite, une âme juste maîtrise ses passions ; enfin, une telle âme peut être dite harmonieuse, belle, forte et en bonne santé, parce qu’elle se tient à l’écart de l’injuste et du dérèglement des passions

 

Cette assertion de Platon s’appuie principalement, me semble-t-il, sur le connais-toi toi-même de Socrate. Ce dernier pensait que tout vice provient de l’ignorance et que nul n’est délibérément mauvais. Il considérait que la vertu était la connaissance et de la connaissance du bien découlait la bonne conduite (voir le Ménon).

 

Nous retrouvons aussi cette approche chez Kant, Spinoza, Alain ; mais il faut se méfier de l’autorité tout autant qu’elle est nécessaire. L’autorité morale principalement mène au conformisme, et il n’est plus de légitimité dans le conformisme ; l’autorité librement consentie ne peut reposer que sur le principe du ne pas se haïr soi-même.

 

Comme le souligne Annah Arendt (Reponsabilité et Jugement), il faut d’abord apprendre à penser par soi-même ; sans quoi il n’est nulle responsabilité, nul jugement objectif permettant de se situer dans une situation.

 

L’autorité doit être modérée pour permettre l’expression de ce que nous sommes, et par transposition ce que nous admettons des autres, sans contrainte superflue au risque d’infantiliser et de déresponsabiliser. L’autorité est donc soumise à une question de mesure pour qu’elle soit légitime, au-delà d’un seuil, elle perd toute légitimité.



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