La gauche a tort d’exploiter cet incident anodin pour décrédibiliser Sarkozy (voir Hollande et Royal). En agissant ainsi, elle rend service à la droite qui a décidé de faire de la victimisation du président son argument principal dans la campagne des municipales, cela afin de résorber la déroute annoncée. Par exemple, hier midi sur France 2, la seule chose qu’a su dire Michel Barnier concernant ladite campagne était que la gauche est agressive.
Bref, que la gauche mette complètement de coté cet échange insignifiant et se concentre sur le fond, uniquement sur le fond. Il y a beaucoup de choses à dire de ce point de vue-là. Sur, entre autres, l’érosion des piliers de la république opérée depuis quelque temps par certains propos et agissements troubles de Nicolas Sarkozy.