On se trompe sur le fond dans ce probleme de l’invective présidentielle. Un peu d’analyse de contenu :
1) casse toi : bon, le monsieur devait se pousser pour qu’il puisse continuer sa tournée, un président, c’est pressé... On passe.
2) Con : jugement de valeur, parti pris subjectif, manque d’éducation... Bon, le Président est nerveux, pas à l’aise avec les bestiaux, n’aime pas le fromage de chèvre... On passe encore. On est toujours le con de quelqu’un.
3) mais PAUVRE, ça, c’est parfaitement intolérable ! Il suppose, de fait, qu’un con est forcément pauvre, alors qu’il prouve, avec une presque suspecte décontraction, que les riches aussi savent l’être. Et assez largement avec ça 