Au nom (ou au prétexte) de la compassion que vous dites avoir pour cette femme, vous croyez utile de taper sur Ch. Boutin. C’est facile, bien caricatural et dans le sens du poil... Le fait qu’elle soit catholique, qu’elle l’assume et tente de vivre en cohérence avec sa foi vous est sans doute insupportable.
Je ne vois pas que qui vous choque dans ses propos. Mme. Sébire était difforme, c’est-à-dire déformée par la maladie, et elle l’a revendiqué en convoquant la France dans sa vie, dans son intimité, dans son choix personnel (qu’elle voulait en fait partager, diluer ?). Ce qu’a dit Mme. Boutin est que la douleur et la difformité ne peuvent pas valoir condamnation à mort, c’est tout ! Il n’appartient pas à la société, ni aux médecins, ni à je ne sais quel comité d’éthique de déterminer si une vie vaut la peine d’être poursuivie ou pas. Cette question est fondamentalement personnelle, et il n’est pas tolérable qu’un candidat au suicide implique un tiers dans sa démarche.
Pas de quoi faire de grands moulinets contre la religion.