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Philou017 28 mars 2008 14:05
Philou017

Les jeunes ne voient que leurs intérêts, car c’est la catégorie la plus favorisée de la population à l’heure actuelle.

En 68, les jeunes subissaient un carcan de regles et d’interdits, qu’ils supportaient tres mal. Ils étaient mal considérés et le dialogue avec les adultes souvent inexistant. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Et on le doit beaucoup à Mai 68, dont le principal progres est dans l’éducation des enfants, à mon avis. Aujourd’hui, les enfants sont considérés, écoutés, on a fait beaucoup de progres dans les relations parents-enfants, même si ce n’est pas toujours facile.

Dans ce contexte, les jeunes n’ont pas envie de se révolter, mais de profiter de la vie. Les difficultés viennent plus tard lorsqu’ils sont confrontés au monde du travail. Comme ils ont peu été confrontés à l’injustice et à la société, ils développent peu de reflexion politique et d’analyse des problemes. Leur situation leur fait accepter la société telle qu’elle est et leur seule ambition est de s’y faire une place.

Ceci est facilité par la quasi-disparition des idéologies politiques et des luttes syndicales. La population est globalement soumise au systeme et ne le met en cause qu’au moment de voter en signifiant son mécontentement. Les jeunes suivent cette voie.

Ne reprochons pas aux jeunes leur manque de combativité et leur passivité. Nous leur montrons l’exemple inverse, dans une société conformiste et manipulatrice. Pour participer à des associations, je vois à quel point le militantisme est faible.

Il n’y a même plus de débat d’idée, de vraie volonté de se battre pour imposer un autre modele que celui voulu par les élites. Les jeunes n’ont pas de reperes pour se positionner et faire des choix.

Commençons par montrer l’exemple. On ne peut pas toujours attendre des jeunes qu’ils se révoltent à notre place.



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