Bansky contre Big Brother, quel match ! Des caméras de surveillance partout ; des radars automatiques partout ; des téléphones portables traçables partout : c’est effectivement un monde à la Big Brother qui se met en place au rythme des avancées technologiques.
Le danger de Big Brother c’est que le pouvoir de contrôle est entre les mains d’une seule autorité, l’état policier. Il voit tout, il entend tout, donc la répression devient systématique. Ce qui est encore plus pernicieux, c’est l’impunité qui s’installe très facilement pour le clan Big Brother. Je m’explique : quand tu contrôles le système automatisé de surveillance, tu effaces ce que tu veux, donc tu garantis l’immunité de qui tu veux. Par exemple, quoi de plus simple dans un traitement informatisé des radars, que de rajouter dans le programme des exceptions ; ce programme annulerait automatiquement tous les PV pour telle ou telle plaque d’immatriculation. Tout le programme est géré d’en haut et tous les exécutants aux échelons inférieurs n’ont même pas conscience de la fraude.
Même chose pour la surveillance vidéo : on peut effacer les méfaits du clan Big Brother, puisque que c’est Big Brother qui contrôle le système d’en-haut. Le Brésilien Jean Charles de Menezes, s’est fait tuer par la police dans le métro de Londres en 2005, de 7 balles dans la tête. Manque de chance et malgré les centaines de caméra de surveillance, aucune vidéo n’a filmé ce crime perpétué par la police. Comme c’est étrange.
Big Brother a de beaux jours devant lui.