L’article pose en fait le problème de toutes les contributions sociales non rémunérées. Le soutien familial pour les personnes handicapées en est un autre exemple. Travailler ou ne pas travailler quand on a des enfants est un choix et c’est vrai qu’il y a une pénalité financière. Mais c’est un choix et au moins les femmes qui choisissent d’élever leurs enfants le font pour les bonnes raisons. Hormi pour les salaires les plus bas qui auront besoin d’un soutien financier supplémentaire, il y aura des sacrifices à faire, mais cela me semble en valoir la peine. Je le dis pour l’avoir vécu et avoir élevé mes enfants jusqu’à l’âge de l’entrée au lycée sans travailler.
La principale raison pour avoir une politique familiale, c’est d’empêcher les familles qui ont des enfants de devenir désavantagées, d’encourager l’éducation des enfants et leur épanouissement, parce qu’ils seront les futurs adultes de demain. C’est en fait un pari sur l’avenir, et l’aménagement et la flexibilité du travail des femmes qui veulent travailler font partie de ce projet, ainsi que les aides financières. Je ne pense pas que ce soit encourager la natalité que d’empêcher des familles de sombrer dans la pauvreté. Il ne faudrait pas que le fait d’avoir des enfants soit vécu comme un luxe, bien que ce soit, j’en suis sûre, le cas pour certaines personnes.
Mais je crois que la valeur travail qui est maintenant glorifiée va faire que d’élever ses enfants va devenir de plus en plus déprécié. Les femmes ne choisissent pas toujours de travailler parce qu’elles sont obligées financièrement, de le faire mais parce que le statut de femme au foyer est très mal considéré