@ Le Péripate
Non. Besancenot ne représente ni danger ni surprise pour les puissants. Comme ses maîtres à penser (les mêmes lunes depuis 35 ans), il combat le socialisme de gauche, préférant un socialisme fade et fantoche, facile à ridiculiser auprès des lycéens et des étudiants qui forment l’essentiel de ses recrutements. Valls et Besancenot ont d’ailleurs tout lieu de s’apprécier car ils sont les deux caricatures des incapacités de la gauche.
En clair : radicalité sans capacité de réforme = Besancenot ; réforme sans capacité d’opposition = Valls.
Je préfère de loin la position de Die Linke, en Allemagne, qui, en refondant une pensée tout à la fois réformiste et plutôt radicale, tire le centre allemand et la gauche modérée vers elle. Oskar Lafontaine est un socialiste courageux. La modernité est rarement là où elle se prétend.