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Lavigue 2 mai 2008 15:03

L’extrême droite s’est souvent appuyée sur la thématique de la décadence, notion née à la fin du 19ème siècle, pour diffuser son idéologie.

Ainsi la défaite de 1940 désigne les juifs (métissage de la société), le Front populaire (remise en cause de l’ordre naturel dominant-dominé) comme les maux qui ont entraîné l’humiliation de la débacle et de l’occupation.

Pour autant, cette notion de décadence, est-elle devenue un gros mot parce que l’extrême droit se l’approprie. Peut-on encore discuter de cette notion sans être assimilé à un réactionnaire de la pire espèce ? Spengler l’a évoquée dans ses ouvrages mais Paul Valéry également (nous civilisations savons que nous sommes mortelles). L’histoire décrit de brillantes civilisations entrées en décadence puis disparues en laissant, certes, un héritage (Grec et Romain) dont nous sommes le prolongement. Mais qu’en est-il des mayas disparus sans que l’on sache avec certitude le processus par lequel le mal a rongé cette brillante civilisation.

Oui, ce thème est associé historiquement aux extrêmistes de droite, mais ne doit pas nous empêcher d’y réfléchir. La mondialisation, l’extinction de la diversité culturelle au profit de l’homogénéité, les guerres "high tech", la novlangue qui se répand (dégats collatéraux pour dire civils assassinés), l’individualisme forcené sont les signes avant-coureurs de l’agonie de notre civilisation.

Je vais en choquer plus d’un en disant que les productions culturelles en disent long sur l’état de notre décadence. Qu’un film médiocre, vulgaire, dangereux au point de susciter une banderole haineuse des supporters du PSG réunisse 20 millions de spectateurs ne me laisse de m’angoisser.

 



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