Attribuer à Poutine l’assassinat de Politkovskaïa et de Litvinenko, c’est le prendre pour un imbécile qui agirait contre son intérêt politique, ce qu’il n’est visiblement pas.
Attribuer à Poutine la responsabilité la responsabilité de la crise entre la Géorgie et l’Abkhasie, c’est méconnaître la chronologie des incidents et ignorer que Saakachvili a intérêt à susciter un réflexe nationaliste avant les élections législatives où son parti est en difficulté et alors qu’il ne peut pas à nouveau décréter l’état d’urgence, comme avant les élections présidentielles de janvier.
Attribuer à l’Autre Russie de Kasparov, qui ne représente rien en Russie, le qualificatif de " l’opposition " est un abus de langage. Les véritables partis d’opposition que sont le parti communiste et iabloko, le parti libéral, ont défilé sous leurs couleurs le 1er mai.
La classe moyenne n’est pas timide, mais en rapide expansion depuis l’arrivée de Poutine. La proportion de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passée de 35% en 1999 à 16% en 2007.