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hgo04 14 mai 2008 08:12
hgo04

Voila un commentaire qui pose des questions et non pas des accusations.

Et qui plus est les bonnes questions... Je partage cette idée qu’un homme présentant des troubles psy, ou un état d’excitation intense fasse l’objet d’une intervention médicale plutot que policière.

Oui, je suis tout à fait de cette idée. Devant le nombre de plus en plus important de ce genre de personnage, oui, la bonne question est de savoir si les policiers ont plus compétence à intervenir que des infirmiers et médecins..

De mes renseignements (il suffit de pousser quelques portes deci de la), cette situation arrive de plus en plus souvent. Un "excité" en pleine crise dans la rue, un appel de témoin à la police. Celle ci se déplace, interpelle l’individu (pas toujours en le tabassant, je le précise), puis le présente au maire (en fait l’avertisse car quel maire voudrait d’un excité qui casse tout dans sa mairie), deux médecins et s’ensuit un internement d’office.

Le petit problème c’est qu’entre l’interpellation et l’intervention des infirmiers psy, il se passe plusieurs heures, le temps que l’hôpital rassemble deux gars qui plus est de nuit le plus souvent... J’ai appris une interpellation faite à 13 heures d’un individu en crise de démence, les infirmiers psychiatriques sont arrivés à 18 heures... 5 heures pendant lesquelles le malade était sous surveillance policière, les médecins poursuivant leurs obligations ne pouvaient rester. Le calmant injecté à 13 heures était inactif vers 17 heures.. alors, la solution ?? rapeller le médecin ? ok, mais sous quelle réquisition, le parquet n’étant pas concerné.. qui paie ?? la mairie probablement..

Entre le moment de "l’interpellation" et la remise au service médical, il peut se passer plusieurs heures, pendant lesquelles..... ???

Oui, pour un service d’intervention d’urgence en milieu public des hôpitaux psychiatrique..

Oui, les infirmiers et médecins ont peut être plus de connaissance médical. Mais ne vous faites pas d’illusion, la confrontation physique aurai de toute façon lieu car il faut se saisir de l’individu et donc l’immobiliser de force. La présence d’un médecin avec des produits calmants est un atout, mais pas une garantie, car il intervient aprés le saisissement. Certes en cas de problème il est la, mais ce sera aprés le problème (blessures ou autre...)

Et la multiplicité des interventions, même avec médecins et infirmiers, augmentera le risque d’incident ou accident... Personne n’est à l’abri.

Votre billet est intéressant et mériterait de faire l’objet d’un article plus poussé et diffusé. Est ce le rôle de la police ou des médecins ??? et comment procéder à ce genre d’intervention.....



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