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Christophe 17 mai 2008 15:40
Christophe

@Jimd,

La réflexion que vous portez entre logique et économie est pertinente ; c’est sans doute un sujet qu’il faudrait approfondir.

A l’inverse de Tintin, qui semble confondre logique et vue de l’esprit, les propos de B. Maris lèvent une approche intéressante dans le fond mais ne fournit pas les éléments de réflexion nécessaire. D’ailleurs J.-M. Sylvestre fait de même.

Dans votre propos, vous citez des exemples recevables ; comme il existe des contre exemples tout à fait recevables. Cependant, en raisonnement logique, ce n’est pas parce qu’il existe des cas qui affirment l’hypothèse de réduction des coûts pour le consommateur (donc un quantificateur existentiel), que nous pouvons en conclure une généralité (quantificateur universel). Cette approche serait très réductionniste. Comme il apparaît, en sens inverse, pour les contre-exemples, le même problème. Ce qui signifie, en terme logique, que cette problématique devrait être considérée comme indécidable ; nous ne pouvons certifier ni l’une ni l’autre des assertions.

Il faut donc mener une réflexion plus approfondie sur le sujet. Si nous raisonnons d’un point de vue logique, quels sont les mondes possibles concernant l’ouverture à la concurrence selon les précepts économiques que nous appliquons ?

Entre les deux positions extrêmes que sont soit la baisse des prix pour une marge constante ou un maintien des prix pour un accroissement des marges, il existe sans doute quelques cas se situant entre les deux ; la logique n’est pas binaire, sauf si en économie nous n’utilisons comme concept logique que le principe du tiers exclu ; ce qui mettrait en évidence de grosses lacunes en ce domaine de la part des économistes.

Comme quoi, à l’inverse de Tintin qui exprime la méconnaissance de l’économie de la part d’un détracteur, nous pouvons lui opposer la méconnaissances des sytèmes logiques de la part de l’autre intervenant. Je rappelle, si besoin est, que sans le savoir, a priori, Sylvestre fait appel à une logique modale en posant une systématisation donc une obligation. Encore faudrait-il savoir si d’un point de vue logique, il voit l’obligation selon les axiomes KD ou KT.

Pour information, mais cela n’est peut-être pas très connu chez la plupart des personnes n’ayant pas étudié les systèmes logiques, le bon sens n’a strictement rien à voir avec la logique formelle. Il me faudrait retrouver des cas où, pour une question donnée, la réponse de bon sens est contredite par la logique.

A moins bien sûr que certains économistes utilisent le terme logique pour parler d’autre chose que la logique formelle ; faisant donc référence au bon sens inductif en oposition avec la logique déductive.



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