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Annie 18 mai 2008 18:53

La question que je me pose en relation avec l’article est que le régime birman étant tellement répulsif, il ne fallait pas attendre une catastrophe humanitaire pour intervenir, si c’était l’objectif était vraiment le changement de régime. C’est parce que mon but est uniquement humanitaire que je suis contre une intervention. Parce que comme je l’ai déjà dit, je ne veux pas le mélange des genres, ensuite je veux que les humanitaires travaillent dans un minimum de sécurité, et pour finir, parce que j’ai travaillé au Rwanda, et au Soudan comme humanitaire (il y a 25 ans) , je peux vous affirmer qu’il n’y a pas de situation idéale. Il n’y a que des compromis. Sûrement l’aide humanitaire est en partie détournée par la junte, mais le point est qu’elle est toujours détournée d’une manière ou d’une autre, simplement les ONG ou les Nations Unies ne sont pas toujours aussi transparentes qu’elles pourraient l’être parce qu’elles dépendent lourdement de la mobilisation des fonds auprès du public, et c’est une réalité dont elles ne veulent pas vraiment parler. Personnellement je pense que les gens peuvent se comporter en adulte et comprendre cela. 

Si l’on veut faire des comptes d’apothicaire, combien les bénéficiaires après le tsunami ont-ils touché par personne ? Je crois que c’est 1000 dollars par personne (ou 500), l’un ou l’autre parce que je n’arrive plus à me souvenir du chiffre. Dans tous les cas, c’est beaucoup plus que pour n’importe quelle autre urgence. Quelle est vraiment la différence avec la Birmanie ? D’un côté l’aide est détournée, de l’autre elle est gaspillée. Le résultat est le même. Les gens qui devraient en bénéficier ne le font pas.

Je suis contre toute intervention qui comme en Irak a pour objectif un changement de régime. Mais je le suis encore plus lorsque un amalgame peut être fait entre action humanitaire, et action politique. Les ONG sont en partie responsables pour cette confusion, mais au bout du compte elles sont en première ligne, et elles assument le poids de leurs erreurs. 



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