Tantôt je vois une cabane de bruyère au soleil, tantôt une petite maison de lauzes à vieilles tuiles romanes, sous les cerisiers en fleurs. Papa bûcheronnait aux alentours, j’avais trois ou quatre ans, je jouais à Adam. Je me souviens qu’il y avait un nid de roitelet, et la maman par intervalles entrait et sortait, avec son cri spécifique, un vermillon au bec. Les rayons de soleil traversaient les branchages et venaient jouer avec mes orteils. J’entends encore le ruisseau, j’entends le vent...j’avais les menottes pleines d’odeurs, les oreilles bourdonnantes d’abeilles. La terre était douce. »
C ’est pour ça que c’ est beau . Merci .