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fonzibrain 26 mai 2008 23:48
W.Best

L’histoire prouve que des Arabes et des Juifs peuvent vivre fraternellement, alors que les événements actuels sont là pour nous montrer qu’un Etat juif et un Etat arabe ne peuvent coexister. En tant que Juif je peux m’entendre avec n’importe quel Arabe ; mais en tant qu’Israélien c’est impossible. Si donc je désire avoir un dialogue avec les Arabes, je dois demeurer juif et ne pas devenir israélien, c’est-à-dire refuser l’Etat d’Israël. Or cette collaboration entre Juifs et Arabes, cette fraternisation est une nécessité impérieuse pour les uns et pour les autres, notamment au Moyen-Orient.

Ce qui m’importe, c’est que Arabes m’acceptent, tolèrent et souhaitent même ma présence dans leurs pays, notamment en Palestine. Ce qui m’importe, c’est d’avoir le droit d’habiter en Terre Sainte en paix et sans faire la guerre : dans un Etat palestinien, ce ne serait pas difficile ; avec un Etat israélien, c’est impossible.

L’israélien est un corps étranger dans l’organisme arabe, et tôt ou tard il sera rejeté . Si nous, juifs, nous voulons avoir un avenir dans les pays arabes, en Palestine en particulier, nous devons sympathiser avec eux, et comprendre ce qui est essentiel, une question de vie ou de mort pour eux : le refus de l’Etat d’Israël.

Il faut rétablir les rapports fraternels entre Juifs et Arabes rompus à cause des sionistes. Si on veut vivre fraternellement avec les Arabes de Palestine, il faut se déclarer Juifs palestiniens et non israéliens ; car l’Etat d’Israël a été conçu en Europe, en Allemagne, et non en Palestine et c’est la raison de son inviabilité.

Un Etat véritablement palestinien ne pouvait être qu’arabe, car les Juifs pieux qui vivaient dans ce pays n’avaient pas de références dans leur tradition pour le rétablissement d’un Etat juif, d’une souveraineté qui ne fût pas celle de l’Eternel. Que l’on examine problème du point de vue arabe ou juif traditionnel, la constitution d’un Etat hébreu en Palestine est une réalité insupportable, monstrueuse, qui ne peut engendrer que des événements catastrophiques. »

« A la lecture des journaux de ces derniers jours [nous sommes, rappelons-le, en 1967, mais la même chose pourrait être dite aujourd’hui] à la lecture des journaux de ces derniers jours [poursuit donc Emmanuel Lévyne], je pensais que je m’étais aventuré un peu trop loin, car on parle d’une reconnaissance éventuelle de l’Etat d’Israël par certains pays arabes. Mais d’un autre côté, l’intransigeance israélienne s’accentue et la résistance arabe s’organise. C’est cela la réalité : les positions iront en se durcissant de chaque côté, et les gouvernements conciliants, tant chez les Arabes que chez les Israéliens, seront balayés.

Les rabbins étaient réalistes en disant que le retour en Palestine ne pourra se réaliser que par le Messie et des miracles. Et si l’on ne croit pas au Messie et aux miracles, la sagesse, le réalisme, commande de renoncer à l’idée folle du sionisme : s’imposer au coeur du monde arabe par la puissance de l’argent et des armes pour y édifier un Etat juif.

Nous devons consacrer nos forces, notre argent à des tâches, à des luttes plus dignes, plus sensées, plus en accord avec le sens de l’histoire ; notamment l’opposition irréductible à l’impérialisme américain, la défense de tous les opprimés et de tous les damnés de la terre, ce qui implique une rupture et une critique violente de la société juive embourgeoisée et américanisée.

Voilà une tâche essentielle : faire la révolution à l’intérieur de la société juive, c’est-à-dire se révolter contre le pouvoir de l’argent qui la dirige. Nous avons le devoir de nous désolidariser des Rothschild et de nous attaquer à cette famille et à ses congénères avec la plus grande violence spirituelle : ce sont eux les responsables de l’antisémitisme, du nazisme et tous les malheurs du peuple juif. »

« L’Etat d’Israël est condamné à dépérir, comme cela commençait à se faire avant guerre [des six jours], qui était précisément une réaction énergique pour arrêter ce dépérissement naturel, — cette guerre avait pour objectif de rappeler en masse capitaux, cerveaux et bras qu’il ne cessait de perdre.

Les sionistes savent bien au fond d’eux-mêmes qu’ils ne sont pas faits pour demeurer en Palestine, ils sont trop occidentalisés, américanisés et ils la quitteront naturellement, sans même que les Arabes les « rejettent à la mer » . C’est pourquoi ils se conduisent envers les Arabes d’une manière si totalitaire, si militaire et si peu politique : ils ne cherchent pas à assurer leur avenir dans cette partie du monde autrement que par la force des armes qui ne leur sera pas toujours si favorable ; ce sont des colonialistes attardés du siècle dernier dont le destin ne peut être que celui des Français d’Algérie.

Si des Juifs, surtout des jeunes, pensent qu’ils ont un rôle à jouer avec les Arabes, qu’ils ont une place à s’assurer dans leur pays, en Palestine en particulier, alors ils doivent se préparer à prendre la relève des sionistes et des Israéliens, en adoptant des méthodes toutes autres et en s’engageant dans des voies diamétralement opposées, ce qui les conduira inévitablement à s’opposer violemment à l’Etat d’Israël tant qu’il existera et à prendre parti contre lui, donc pratiquement à se sentir solidaires des Arabes en lutte contre l’impérialisme et le sionisme.

Personnellement, je suis convaincu que la lutte la plus efficace contre l’Etat d’Israël et le sionisme est la lutte idéologique, la publication de la vérité sur les origines du sionisme, notamment germaniques et européennes, la démonstration de ses liens avec l’impérialisme, qui amèneront les nouvelles générations à se détacher du sionisme et de son Etat, et par là même à accélérer et précipiter son dépérissement naturel, ce qui aura pour résultat appréciable d’économiser peut-être une ou plusieurs guerres d’extermination entre Juifs et Arabes, et même la guerre mondiale, nucléaire [peut-être].

« La voie de l’Etat d’Israël n’est pas la voie du salut du peuple juif et encore moins de l’humanité ; elle est la voie de son suicide collectif. »

par ces paroles d’Emmanuel Lévyne, nous inaugurons à son témoignage de vérité et de justice intitulé Judaïsme contre sionisme. Dans cette conclusion, nous vous proposerons un résumé des positions de ce rabbin kabbaliste français et une sélection des points forts de son livre.

La dernière fois, Emmanuel Lévyne avait évoqué la seule et unique solution pour échapper aux calamités nées de l’existence de l’Etat d’Israël : sa disparition pure et simple. Cela impliquait-il la disparition des juifs ou leur rejet à la mer ? Pas du tout, répond-il, si ceux-ci veulent bien devenir, tout simplement, des « juifs palestiniens ».

« En tant que Juif je peux m’entendre avec n’importe quel Arabe ; mais en tant qu’Israélien c’est impossible. Si donc je désire avoir un dialogue avec les Arabes, je dois demeurer juif et ne pas devenir israélien, c’est-à-dire refuser l’Etat d’Israël. Ce qui m’importe, c’est d’avoir le droit d’habiter en Terre Sainte en paix et sans faire la guerre : dans un Etat palestinien, ce ne serait pas difficile ; avec un Etat israélien, c’est impossible.

Si on veut vivre fraternellement avec les Arabes de Palestine, il faut se déclarer Juifs palestiniens et non israéliens ; car l’Etat d’Israël a été conçu en Europe, en Allemagne, et non en Palestine et c’est la raison de son inviabilité. Que l’on examine problème du point de vue arabe ou juif traditionnel, la constitution d’un Etat hébreu en Palestine est une réalité insupportable, monstrueuse, qui ne peut engendrer que des événements catastrophiques. »



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