Van de Ville :
Il y a apparemment une très grande difficulté pour la plupart des intervenants de distinguer
1.l’attitude du mari
2.la position du juge
C’est pourtant simple :
Je trouve que le mari est rétrograde et exige une condition infâmante pour la femme mais je trouve aussi que le juge n’avait aucune raison de refuser l’annulation du mariage du moment que les deux étaient d’accord et que le procureur (ministère public) n’avait rien à redire.
Le juge n’a AUCUN DROIT de juger les raisons philosophiques ou religieuses des concernés.
Cas de figure : Une femme de confession juive veut absolument épouser un homme de confession juive. Un homme lui assure qu’il est juif. Elle découvre après mariage qu’il est musulman (ou chrétien) : peut-elle demander l’annulation du mariage ? Le juge qui accorderait l’annulation serait-il lynché de la même manière ? sa décision serait-elle considérée comme un coup porté à la laïcité ?