Le Parquet va faire appel et le jugement d’annulation sera renversé.
Par ailleurs une proposition de Loi sera déposée (peut-être par les socialistes ?) pour exclure expressément la "non-virginité" d’une femme comme cause d’annulation de mariage.
De plus, l’Ordre des médecins va surveiller attentivement les demandes de certificats de "virginité" en France, le mieux serait probablement de les interdire par la Loi, sauf en des cas très particuliers relevant de la Médecine Légale.
Par conséquent, cette affaire, qui n’est sans doute qu’une grossière provocation, aura permis de faire avancer la jurisprudence en France et de modifier la loi dans le but de rendre impossible à l’avenir l’évocation de la "virginité" des femmes dans les affaires matrimoniales en France.
Razppelons que ce mariage entre musulmans ne pouvait être rompu que deux façons dans notre République :
1) Par un divorce prononcé au tort du mari, qui ne pouvait remettre en cause le droit de sa femme de disposer souverainement de son corps pendant son célibat.
2) Par un divorce par consentement mutuel, si la femme acceptait de faire grace et de ne pas faire prononcer un divorce aux torts de son mari.
Les couples musulmans pourront trouver d’autres arguments (ma femme n’a pas voulu porter le voile, je demande l’annulation !!), ce qui permettra d’avancer encore et de déclarer contraire à la loi le port du voile en public, car gravement discriminatoire à l’encontre des femmes !
Une seule conclusion peut-être tirée de cette affaire, qui demandera à être confirmée dans l’avenir par des cas précis et de plus en plus nombreux : La loi musulmane, dans la mesure ou le Coran est aussi un texte juridique, est parfaitement contraire à la Loi Républicaine. Il faudra tout ou tard prendre en compte cette incompatibilité, car il ne saurait y avoir deux droits appliqués dans notre pays en même temps..