@ Tu seras...
Pourquoi cette rage suspecte à l’égard de l’EN , que j’ai eu l’honneur de servir à ma modeste place ?...
A propos de Rage , il écrit aujourd’hui un article(rien que des faits) qui commence ainsi :
"...Inégal, complexe, à l’exception, l’IR français est aussi dégressif que coûteux.
Les 150 plus hauts revenus échappent à l’impôt ou, même pire, obtiennent une restitution de l’Etat, c’est-à-dire que ceux qui payent parce qu’ils n’en ont pas le choix, paient pour enrichir encore ceux qui ne paient rien, mais critiquent beaucoup !
Le chiffre avancé serait de 73 milliards d’euros de cumul (50 milliards, il y a seulement quatre ans).
Soit, près d’une fois et demie le déficit budgétaire annuel, autrement dit, plus d’une fois et demie équivalent à la source de tous les prétextes pour réduire encore le pouvoir d’achat des citoyens.
Les 100 000 plus gros déclarants paient un impôt moindre en taux que la classe suivante, pire encore, une moitié de la moitié des non-imposables touchent de confortables rémunérations. Les plus grosses niches en « volume » sont à chercher du côté de l’Outre-Mer, des défiscalisations d’entreprises, des investissements locatifs et autres particularités offertes à coup de « carnet de chèque » et de « pouvoir de nuisance ».
Un rapport sans appel
On peut lire dans les lignes du Monde de ce jour :
« La mission d’information menée par MM. Migaud et Carrez sur les niches fiscales a eu accès à des données qui restent d’ordinaire dans les coffres ou dans les disques durs des ordinateurs de la direction de la législation fiscale (DLF).
Ses investigations, plus larges au départ que le rapport, présenté le 7 mai, par Bercy, sur cinq niches fiscales non plafonnées, ont abouti à des résultats autrement plus ambitieux.
Non contents, en effet, de préciser l’ampleur prise par l’accélération des dépenses fiscales et ses incidences budgétaires, les six députés membres de la mission ont mis en lumière leur impact, parfois redoutable, sur l’accentuation des inégalités fiscales. "Par l’effet des réductions et crédits d’impôt dont l’utilisation est croissante avec le niveau de revenu, on constate une véritable régressivité de l’impôt : plus un très gros contribuable a des revenus élevés, moins il paie d’impôt en proportion", analysent les auteurs.
Ainsi, 116 des 1 000 contribuables ayant déclaré les revenus imposables les plus élevés au titre de 2006 ont réduit leur impôt effectivement dû de près de 93 %. Chacun a obtenu une réduction d’impôt de plus d’un million d’euros. Parmi les 10 000 contribuables les plus riches en termes de revenu, 150 n’ont pas payé d’impôt ou ont obtenu une restitution du Trésor public alors que leur revenu fiscal de référence était en moyenne de l’ordre d’un million d’euros. Et parmi les 100 contribuables les plus riches en termes de revenu, plusieurs se sont vu rembourser, en moyenne, 230 euros alors que leur revenu fiscal de référence dépassait, en moyenne, les 11,9 millions. »...etc...
Allez-voir. Très intéressant !
On attend vos commentaires toujours constructifs...