Pour avoir connu les débordements d’une époque où les enseignants et les pions (ce mot existe-t-il encore ?) pouvaient impunément frapper des élèves, je ne suis pas favorable à autoriser les enseignants à recourir aux punitions corporelles. Comme pour les parents, il leur est possible de se faire respecter sans recourir à de tels procédés. Il m’est arrivé occasionnellement de fesser mes enfants, mais toujours en sachant qu’avec un peu plus de patience, j’aurai pu y arriver autrement, et jamais pour punir, car il y a d’autres moyens. Je comprends que les enseignants sont dans une position différente et difficile, et devraient être bien mieux soutenus par leurs institutions. Je ne les envie vraiment pas. Je comprends aussi un geste d’impatience ou d’exaspération, et les cas devraient être jugés au cas par cas. Mais de là à donner autant de pouvoir aux enseignants, sur finalement les éléments les plus vulnérables de la société, dans ce cas, nous parlons d’un enfant de 11 ans, serait la porte ouverte à tous les abus.