« Là-bas, contre la clôture ». Quelques pierres tombales à même le sol, disposées en oblique, sans doute orientées vers La Mecque. En guise de croix, un bout de bois surmonté d’un croissant, le tout pourri ; bois parfois cassé, parfois tombé. Où reposent Brahim, Lhoussain, Moulay, Ahmed, Audonge ? ... Reposent-ils vraiment dans ce coin abandonné du cimetière ? Sur l’une des pierres tombales, une plaque « Ingénieurs et employés du 13-18 » ; sur une autre : « Ingénieurs et employés du siège 18 »... Sur les autres, rien". Aucun nom. Le plus âgé avait 28 ans, le plus jeune 23. Le témoignage est terrible. Même après la mort, la discrimination perdure. Elle n’est pas celle des ouvriers. Eux ne savent pas oublier.
Comme d’ hab , les ingénieurs , les instruits ont leur plaque .... on pourrait croire qu’ il existe deux sortes d’ hommes , ceux qui ont eu la chance d’ apprendre à lire ....et les autres ....l’ humanité selon les " je-sais-tout-et-toi-t’es-un-âne "
les mêmes étrangers sont actuellement aux postes les plus durs , on est dans une démocratie baratinante des paroles verbales oralantes ...