Armelle
Ils sont superbes ces aphorismes. Ils nous interrogent, effectivement. C’est même davantage un déchirement qu’une interrogation.
Je suis tellement déchirée entre un besoin maladif de solitude et un besoin tout aussi maladif d’être appréciée des autres...
"Dès que quelqu’un est là, on se heurte à une limite, et bientôt on n’est plus rien, tout juste quelque chose."
Oui mais comment être plus que rien, sans la reconnaissance de ce plus que rien par quelqu’un ?
"Quand on est seul, même si on ne fait rien, on n’a pas l’impression de gaspiller son temps. Mais on le gâche souvent en compagnie."
C’est souvent tellement juste. Et parfois tellement faux. Le fait de ne rien faire quand on est seul(e) se paye toujours en compagnie. La compagnie aime bien fustiger ceux qui gaspillent leur temps.
J’ai très souvent l’impression de gâcher mon temps en compagnie, parce que je le gaspille sans cesse quand je suis seule...