Un incroyant ne croit pas plus en dieu qu’au paradis. Si on veut le convaincre, il faut donc aussi le convaincre que le paradis existe et que ça vaut le coup d’essayer d’y entrer.
Voilà pourquoi le pari de Pascal ne peut impressionner que ceux qui sont déjà plus qu’à moitié convaincus.
Ce qui est d’autre part intéressant dans ce pari de Pascal est que Pascal a bien vu que la charge de la preuve revenait aux croyants.
En effet, si je prétend qu’il y a un éléphant rose qui planne au dessus de votre tête, vous vous attendrez à ce que je vous le montre avant de considérer son existence. D’ailleurs l’Eglise a également essayer de convaincre les gens de l’existence de dieu en prenant tous les miracles pour preuve.
Mais les miracles ne pouvaient convaincre que les ignorants et pas les esprits un peu rassis comme Pascal. C’est pourquoi il a tenté de répondre du mieux qu’il pouvait à cette exigence de preuve.
Sans y parvenir.
Comme on a jamais fait mieux que lui depuis, il est logique d’en déduire que la preuve de l’existence de dieu ne peut pas être apportée et que donc dieu n’existe pas.