S unir pour quoi exactement ? Par nos choix politiques, nous sommes déjà tous solidairement responsables du passé et du manque de courage politique pour adapter nos dépenses à nos capacités de financement depuis la fin de la période de reconstruction du pays.
Mais il semble qu en plus d un déficit budgétaire récurrent, nous souffrions d un déficit de conscience. Pourtant chacun peut mesurer à son niveau le coût d une dette, son coté aliénatoire. Cepdendant une dette collective semble bénéficier d un traiement psychologique différent d une dette domestique. Face à son banquier, on peut difficilement réfuter sa responsablitité personnelle dans une situation de surendètement, mais une dette collective permet toujours de se déresponsabiliser.
Alors quelles solutions ?
Fuir ? On imagine difficilement des cadres arqueboutés sur leurs RTT s adapter à des réalités étrangères à l utopie du progrès social perpetuel.
Réclamer l annulation de la dette ? Lorque nous aurons connu des crises financières comparables à l Argentine au Brésil ou à la Russie (3/4 de la population sous le seuil de pauvreté), peut être, mais pour cela il faudrait que nous puissions dévaluer notre monnaie. Or l Euro nous interdit cette option, car ce serait faire payer aux pays ayant déjà fait les efforts d assainissement de leurs comptes pour notre lâcheté.
Faire payer la dette par le capital ? La France offre en effet de nombreuses niches fiscales. Le gouvernement étudie cette option, sous contrainte d une concurrence fiscale européenne car les capitaux sont infiniment plus mobiles que les hommes.
La seule solution semble être une révolution culturelle. Que tous acceptent le dépot de bilan et l effort d adaptation que cela implique.
En attendant, la réalité du ralentissement économique mondial se rappellera d autant plus durement à nous que nos marges de manoeuvres budgétaires sont absolument nulles. L explosion de la bulle immobilière promet pleurs et grincements de dents, mais là aussi, il était temps de revenir à une situation plus saine, tant la pression sur les primo accédants était devenue insensée.