Une fois de plus, Fadel Amara, (qui doit savoir de quoi elle parle, elle !), souligne la vraie dimension du problème devant lequel nous nous sommes placés nous-mêmes, en acceptant sans réagir une invasion dont la nocivité pour toutes les institutions et tous les principes sur lequels reposent notre République apparait chaque jour davantage !
Remarquons au passage, que ce problème apparait en pleine lumière à la suite de cet incident de Lille, qui visait à faire introduire dans notre Droit, par le biais de la jurisprudence, la répudiation des femmes par leur mari.
Les musulmans sont allés trop loin sur ce coup là et l’affaire leur revient dans la figure, avec en prime toutes les affaires pendantes qu’on avait pas su traiter comme il aurait fallu.
Le port des signes discriminatoires fait partie de ces affaires pendantes, qui reviennent brusquement sur la table. Et il y en aura bien d’autres.
Donc :
Le port de la burqa doit être interdit en France, bien sûr, ainsi que tous les signes de discrimination sexuelle. Le voile y compris. Bravo Fadel Amara pour l’avoir courageusement souligné.
Pourquoi tous les signes discriminatoires doivent-ils être interdits ?
Parce que si les signes de discrimination sexuelle sont autorisés, ll n’y a pas de raison d’interdire tous les autres signes de discrimination fondés sur d’autres critères d’exclusion. Un exemple vient immédiatement à l’esprit : L’étoile jaune imposées aux juifs à d’autres époques.
Notre Constitution interdit expressement toutes les mesures discriminatoires, quels qu’en soient les critères d’exclusion.
Or tous les signes vestimentaires ostentatoires qui sont imposés aux femmes sont discriminatoires, par définition même, puisque seules les femmes sont tenues de les porter. La discrimination est ici fondée sur le sexe.
De la même façon que le port de l’étoile jaune imposé aux juifs était discriminatoire, par définition même, puisque seuls les juifs étaient tenus de la porter. La discrimination était alors fondée sur la religion.
La seule limite à l’application de nos lois antidiscriminatoire pourrait être trouvée dans le respect de la vie privée. Et la seule interprétation qui serait alors laissée à l’appréciation des Juges, consisterait à se demander si le port de signes discriminatoires peut être toléré dans le cadre de la vie privée.
Mais il est absolument certain que le port de ces signes discriminatoires doit être INTERDIT en public, car dans ce cas, il y a un trouble à l’ordre public : En effet, n’importe quelle femme peut se déclarer gravement offensée par le spectacle de femmes qui violent les droits des autres femmes à l’égalité et à la dignité, en s’affublant d’un signe discriminatoire.
De plus il convient de noter que l’Islam exige le port du voile comme une marque de "pudeur". Celà signifie que toutes les femmes qui ne portent pas le voile sont impudiques ! Porter le voile est donc une insulte PUBLIQUE lancée à la face de toutes les femmes qui ne le portent pas.
Le port du voile et de la buqa pourrait donc être toléré, seulement dans le cadre de la vie privé, et il doit être TOTALEMENT INTERDIT en public.
Toutefois, une femme qui porterait plainte contre son mari si celui-ci lui imposait le port du voile EN PRIVE, devrait normalement gagner son procès, car le port du voile ne pourra bénéficier d’une tolérance qu’à condition que cette discrimination, même si elle ne se manifeste que dans le cadre strictement conjugal, soit expressément acceptée par la victime.
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