@ Nobody Knows me
J’aimerais d’abord vous dire que vous ne m’êtes pas si "unknown" que ça puisque je prends souvent plaisir à vous lire .
Ce que j’ai dit à Gazi, c’est en toute amitié que je l’ai fait. Vous avez par ailleurs raison de signaler que ses rappels historiques sont fort instructifs. Ses posts sont en général d’utilité publique. Sauf qu’il gâche son talent à se mesurer à des figurines racistes, sans envergure ni culture. Peut-être qu’un dimanche, il nous pondra un bel article et je serai parmi la foule avec les rameaux, heureux d’accueillir un tel évènement.
Mais voilà, pour l’heure, les débats en restent à la bipolarisation la plus caricaturale et je crains que les gens bien en viennent à émousser leur esprit critique de peur que leurs voix ne se confondent avec la colère erronée et sauvage des xénophobes plus ou moins affichés.
L’exemple de l’antistalinisme me semble à ce propos bien parlant : le mutisme empathique avec lequel on tait les méfaits - parfois ravageurs sinon criminels - provenant d’individus que l’on subsume sous la catégorie de Victime (Le Musulman, Le Juif, etc.) est d’une complicité tragique qui vassalise toute complexité possible au qu’en-dira-t-on populiste. Mais plus que tout, il tue dans l’oeuf cette autre dimension du travail intellectuel pourtant déjà existante, celle d’un potentiel de "trahison" à l’oeuvre contre les secrets de la tribu, de toutes les tribus.
Je doute, pour ainsi dire, que Gazi Borat se rende compte des "effets pervers" que sa dialectique partielle entraine.