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Internaute 20 juillet 2008 11:54
Internaute

L’article est biaisé dans son argumentation car il compare deux choses incomparables en faisant abstraction de quelques différences pourtant essentielles.

On met sur un pied d’égalité un couple d’homosexuels et un couple normal qui a des problèmes de fertilité.
Ils me semble que les couples infertiles n’ont pas choisi de l’être et que par extension des objectifs de la médecine on peut considérer qu’ils sont malades et essayer de les soigner. Il est vrai qu’ils ne sont pas soignés pour autant mais c’est un peu comme la pose d’une prothèse sur quelqu’un qui a perdu une jambe. Personnellement je pense que la limite médicale à ne pas dépasser dans leur cas est que l’enfant à venir doit être issu des deux parents, sans intervention d’un quelconque donneur ou d’une quelconque femme qui louerait son sexe à l’occasion.
A l’inverse, les couples homosexuels ont fait leur choix de vie en toute connaissance de cause. Rien ne les empêche de changer de partenaire et d’établir un couple normal. Au fond, ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils veulent les avantages sans les inconvénients. Si la loi est censé couvrir les inconvénients des choix personnels il n’y a plus aucune limite. Le paresseux dira que c’est son choix, son droit inaliénable, qu’il est né comme cela et qu’il ne peut pas changer, et que la société doit lui verser un salaire comme à tout travailleur qui se lève tôt le matin pour aller à son boulot.

Finalement le point de vue développé dans l’article est totalement égoïste, passant à la trappe l’enfant à venir qui n’est plus qu’un objet, une marchandise. Le droit de l’enfant à avoir un papa et une maman n’est même pas évoqué. On peut utiliser les mots que l’on veut, on peut enrober cela dans un discours philosophique avec des mots d’amour, mais tout se résume à ce qu’un adulte va payer pour obtenir l’enfant d’un autre. C’est une régression sociale, un plongeon dans le tiers-monde. Je suppose que les acheteurs réclameront le droit à une garantie contre les vices cachés et pourront réclamer une indemnité si l’enfant à naître a des problèmes de santé dans sa première année.

Le commerce des enfants n’est pas une avancée sociale. Le terme "mère porteuse" ne doit pas cacher le fait qu’il s’agit simplement de prostitution. Qu’une femme loue son sexe 10 minutes pour faire semblant de procréer ou qu’elle le loue 9 mois en ayant sauté l’acte de procréation pour ensuite vendre son enfant ne change rien au fait qu’elle loue son sexe et cela s’appelle de la prostitution.



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