bonjour,
philppe et masuyer ont levé un point intéressant : " est-ce si simple ? Es-tu vraiment persuadé que cet instinct paternel ou maternel que tu évoques soit si inné ? "
l’instinct maternel....
dans les années 80, elisabeth badinter a écrit un essai très intéerssant et bien documenté " l’amour en plus" www.evene.fr/livres/livre/elisabeth-badinter-l-amour-en-plus-10611.php
www.lplm.info/spip/spip.php
- "Contre cette évidence de l’instinct maternel, Elisabeth Badinter avait écrit en 1980 un livre choc, L’Amour en plus (Flammarion). Loin d’être une donnée naturelle, un instinct inscrit dans les gènes des femmes, l’amour maternel serait profondément modelé par le poids des cultures. Son dossier - bien ficelé - était de nature à ébranler les certitudes. Reprenant les travaux sur l’histoire de l’enfance, l’auteur en concluait que l’idée d’un amour maternel était une idée relativement neuve en Occident, qu’elle datait précisément des environs de 1760. Auparavant, du fait du nombre d’enfants qui mouraient en bas âge, des contraintes économiques qui pesaient sur la femme et, surtout, du peu de considération que l’on portait aux enfants (qu’on jugeait comme une sorte d’ébauche grossière d’être humain), l’attention apportée aux petits n’était pas si forte. De fait, le nombre d’enfants abandonnés ou laissés en nourrice montrait que beaucoup de mères n’étaient pas attachées à leurs petits. La littérature révèle aussi un nombre important de mères distantes et parfois brutales. Pour E. Badinter, ce n’est qu’à la fin du xviiie siècle que le rôle de mère a été valorisé et que le regard sur l’enfance a changé. C’est alors que l’on a enfermé les femmes dans le rôle de mère nourricière exigeant un dévouement total à sa progéniture."
pour parodier une autre féministe, on ne nait pas mère, on le devient.
il y a un moment dans la vie d’une femme où elle se sent prête à avoir des enfants, à leur donner cet amour infaillible et indestructible.
être mère ne veux pas dire forcément donner la vie, mais comme le dit l’auteur, accopagner un enfant jusqu’à l’âge adulte, du mieux que l’on peut.
il existe des femmes qui ne seront jamais "mères", car elle ne peuvent ou n’ont pas envie de tisser ce lien particulier. des millions de femmes subissent la maternité du fait du poids des traditions et de la société. certaines parviennent à dépasser cette contrainte et d’autres pas. à défaut de mauvais traitements physiques, elles sont incapables d’entourer leurs enfants d’affection.
même chose pour les pères.