• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

claude 20 juillet 2008 18:21
claude

bonjour philippe,

le livre d’élisabeth badinter est très intéressant car il analyse la notion d’instinct maternel. celui-ci est né à la fin du XVIII° siècle, avec notamment rousseau. et il est devnu une convention au XIX° quand on a re-défini la femme à travers la maternité. les jeunes filles étaient formatées dès l’enfance pour devenir de bonnes épouses et de bonnes mères.

j’ai lu ce livre lorsqu’il est sorti, et je ne m’en rappelle que des lignes principales.

jusqu’à récemment, on ne pensait que la femme ne pouvait "se réaliser" que si elle était "mère"... les "vieilles filles" étaient l’objet de sarcasmes ou de comissération, quand aux femmes dites "stériles", on les plaignait. encore actuellement, certains se posent des questions quand une femme dit qu’elle ne désire pas d’enfant et qu’elle est très heureuse comme cela.

l’enfant est aussi devenu un "objet" d’amour quand la notion d’amour conjugal a évolué.
comment vouliez-vous qu’une femme s’investisse émotionnellement dans des enfants qui arrivaient dans un contexte où les mariages étaient imposés ? où les relations sexuelles étaient subies et portées uniquement sur la reproduction ? que celles-ci étaient nommées "devoir conjugal" ?

www.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/femme/amoumat.html

à notre époque, on peut illuster l’ instinct maternel inné/acquis par ce qui se passe en chine ou en inde, où on assiste à un véritable "génocide" des bébés filles. www.dailymotion.com/video/xjrz3_un-genocide-silencieux_news

fr.wikipedia.org/wiki/Infanticide

  • "(...)Depuis les années 80, les parents sélectionnent donc les naissances par l’échographie et l’avortement, afin de donner le jour à des garçons (voir l’article sur la démographie de l’Inde). Mais l’infanticide postnatal n’a pas totalement disparu : aujourd’hui, dans les campagnes de l’Inde, on trouve encore des bébés filles empoisonnées ou étouffées. En outre, les négligences volontaires dont elles sont l’objet (manque de soins et de nourriture) expliquent que les fillettes ont une mortalité infantile bien supérieure à celle des garçons.(...)"

nous aimons nos enfants, car nous les avons désirés ; ils sont pour nous symbole de bonheur. . il nous parait donc "normal" de les aimer avant même qu’ils ne soient conçus, car ils sont la matérialisation de ce qu’il a de plus beau en nous : l’amour qui uni 2 personnes.

et pourtant, il y a des ratés :

www-org.france5.fr/maternelles/parents/W00310/20/
  • Une mère épanouie, tendre, rayonnante... On a toutes grandi avec cette image idéale de la maternité. Pourtant, la réalité est parfois toute autre, plus compliquée : "Je viens d’accoucher, je devrais être heureuse et pleine d’amour pour mon bébé, mais c’est terrible, je ne ressens rien".

    Honte, silence, culpabilité, et un terrible désarroi, voilà ce que ressentent plus de 80 000 femmes chaque année, en lieu et place de la grande vague d’amour qu’elles attendaient. Et ce décalage inavoué laisse la mère souvent désemparée.


www.mamanpourlavie.com/grossesse-maternite/psycho/2229-l-instinct-maternel.thtml

www.scienceshumaines.com/-0aun-defi-a-l-instinct-maternel-0a_fr_3975.html

www.cyberpresse.ca/article/20070511/CPACTUEL/70511019/1015/CPACTUEL





Palmarès