jusqu’à présent le débat se présente sur le plan sociologique et politique je voudrais le placer sur le plan philosophique et même théologique
il y a deux courants d’idées ou philosophies qui s’affrontent ici en l’occurrence le courant conservateur ou intégriste et de l’autre le courant progressiste ou évolutionniste,entre les tenants de l’ordre naturel et ceux de l’ordre surnaturel,entre la création définie comme fixée une fois pour toute parfaite et immuable,et la création en mouvement imparfaite dès le départ mais qui évolue et progresse vers un état plus parfait ou moins imparfait
Il est étonnant que l’Eglise catholique qui fut un temps un adversaire acharnée du naturalisme en particulier au 18è et 19è siècle qui se traduit par une condamnation ferme dans ses encycliques aujourd’huis se met à le défendre au mépris de sa propre doctrine de l’élévation à l’ordre surnatuel et de la destinée de l’homme à devoir se parfaire et se rapprocher de Dieu ----------------------------------------mais si l’on veut bien regarder de plus près on verra que cela n’a rien d’étonnant eu égard à l’agissement de l’Eglise en général par rapport au pouvoir et à la défense de ses intérêts
Ne disait-elle pas qu’il fallait combattre les instincts naturels et sortir l’être humain de son comportement bestial et de sa condition animale.Mais l’intention était seulement pour mieux contrôler ses ouailles et les maintenir en dépendance et se mettre ainsi en état de supériorité et de domination
mais la défense de ses intérêts et de ses privilèges comme de son pouvoir et de sa position dominante passe aussi par le refus du progrès et de l’amélioration de la condition humaine et encore plus de l’évolution de la nature humaine et la libération des moeurs qui s’en suit---------------------------------------les hommes malheureux et ignorants sont plus à même de fréquenter les églises tandis que les gens heureux et libres ne sont pas de bons clients pour les cléricaux