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Sulim 9 octobre 2006 16:30

Qu’un Pape disserte, à partir d’un texte ancien, sur le rapport de la foi et de la raison comme rempart de la violence et tout ce qui compte comme intellectuels, éditorialistes ou chroniqueurs, s’indignent, s’effrayent des imprudences, des maladresses et des provocations du religieux.

Qu’un philosophe, enseignant de son état, fustige une religion dans sa violence, le même petit monde condamne les tièdes, s’exalte de la liberté d’expression, lève l’étendard de la démocratie menacé par le religieux.

Deux propos sur la violence dans la religion, mais deux réactions bien différentes.

Le contenu du discours compte désormais moins que la qualité de la personne qui l’exprime et que son droit même à l’exprimer.

Or la démocratie ne se borne pas à reconnaître des libertés individuelles, elle organise un espace pour le débat public et contradictoire.

La tribune de Robert Redecker n’est pas une critique de l’islam ouvrant le débat. Elle résonne comme une sentence définitive qui enferme à jamais l’islam dans la violence.

Robert Redecker clos ainsi le débat par une condamnation perpétuelle là où Benoît XVI l’avait ouvert en interpellant l’islam sur la place de la raison dans la religion, sur le rapport de la religion avec l’héritage philosophique de la Grèce antique.



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