Bravo Morice. Super article. J’ai encore appris beaucoup de chose !
Shmel, je ne connaissais pas. Pour ce genre de matériel, il y a toujours des crédits de recherche...
Pour éviter d’envoyer des vieillards à Gutanamo avant de la interroger et pour renouer un contact auprès des populations civiles après les bombardements massifs, une idée a germée dans les cerveau : la “nouvelle arme cruciale pour les opérations de contre-insurrection”(l’anthropologue-ethnologue embedded).
Dans ce même article, sont soulignées les réactions critiques venues d’un large secteur des universités usaméricaines, qui n’hésite pas dans son jugement à qualifier ces pratiques d’“anthropologie mercenaire” et de “prostitution de la discipline”, et compare ces faits avec les événements des années soixante, lorsque des anthropologues ont été utilisés pour des campagnes de contre-insurrection au Vietnam et en Amérique Latine (Plan Camelot).
Et la nouvel édition du Manuel de campagne de contre-insurrection (No. 3-24).
http://www.stratisc.org/Faivre_7.htm
les parachutistes américains viennent de déployer une nouvelle arme essentielle aux opérations de lutte contre l’insurrection : une anthropologue à la voix douce qui répond au nom de Tracy. Cette dernière, qui a demandé que son nom de famille ne soit pas divulgué pour des raisons de sécurité, fait partie de la première Human Terrain Team, un programme expérimental du Pentagone qui affecte des anthropologues et autres spécialistes des sciences sociales aux unités de combat américaines en Afghanistan et en Irak. Le talent de l’équipe de Tracy à saisir les subtilités de la vie tribale (elle a notamment réussi à identifier un conflit territorial ayant permis aux talibans d’intimider une importante tribu) lui a valu les éloges des officiers qui affirment constater des résultats concrets [1]. »