Pas facile pour ceux qui ne connaissent pas l’Afrique, sauf à l’occasion d’un séjour touristique, de se faire une opinion. Et même lorsque l’on y demeure de longs mois, nous portons des jugements de valeur en tant que toubab (blanc), et non en tant qu’africain.
Je comprends parfaitement le cri d’alarme de F. Charles à ce sujet.
La plupart des ONG sur place sont intrumentalisées, et consacrent environ 90% de leurs ressources pour leurs besoins personnels (4x4, hôtels, restaurants, voyages etc..) et 10 % pour la mission qu’ils se sont dévolue. C’est un peu court.
Et ce n’est pas le discours du nabot à Dakar qui va arranger la situation.
Si la masse de $ engloutie en Irak (de l’ordre de 3000 milliards de $) avait été investie en Afrique, nous aurions une foultitude de pays émergents.
Au lieu de cela, la misère pour beaucoup, et pas beaucoup d’espoir, sinon ils ne se lanceraient pas, en mer, sur des pirogues, au risque d’y laisser, pour un nombre important, la vie.