Trés bon article bien que le début m’ait laissé penser le contraire de ce que l’auteur clarifie par la suite.
Je n’aime pas le terme de complot car je l’attache à des opérations de courte durée. On complote pour assassiner quelqu’un. Aujourd’hui on appelle complot toute action politique qui s’inscrit dans la durée. Il est vrai que bien souvent on n’arrive même plus à percevoir l’origine de faits qui sautent au yeux. L’article cite l’Education Nationale et on aurait bien du mal aujourd’hui à retracer la lignée des pourris qui nous conduit là.
Là où l’action politique rejoint le complot c’est qu’il suffit bien souvent qu’un tout petit groupe de personnes appuient au bon moment au bon endroit pour que tout coule dans leur sens pour les années et lustres à venir. (Exemple d’école, la loi Gayssot puis Lellouche).
Oui, la nomination de Kristine Ockrent à la tête de France-Monde est un complot, dans le sens où il s’agit d’un coup de point pour mettre à la bonne place le pion adéquat. Ensuite, le ligne est lancée. Les directeurs qu’elle embauchera seront choisis (sans complot particulier) pour leur facilité à suivre naturellement la "ligne éditoriale" puis ceux-ci vont embaucher ou remplacer des journalistes et des opérateurs par des gens qui pensent et agissent instinctivement comme eux etc, etc. Une fois le mouvement lancé il n’y a plus qu’à attendre les bons fruits. Comme par hasard les sujets qui fâchent seront remplacés par un reportage sur un concours de boules à Marseilles et l’inconnu insignifiant qui crache son venin dans la bonne direction sera promu "philosophe", son nom gravé par 3 initiales dans la mémoire collective et l’étranger dira "Les français pensent que", la "France a dit".
Je pense qu’il faut être conscient de ces phénomènes à long terme. Les français ne le sont pas assez. Au fond, parler de complot n’a pas beaucoup d’intérêt. Il y a seulement ceux qui savent défendre les leurs et ceux qui courrent aprés les idées des autres au lieu de regarder pour qui ils votent le jour des élections. Il y a une façon simple de choisir à notre niveau. Les personnes qui n’ont pas de racines françaises ne pensent pas français. Il faut au moins trois générations pour se sentir partie prenante dans notre société. On peut se tromper mais c’est déjà une bonne garantie. Faire confiance à des Fabius, Beregovoy ou Sarkozy c’est faire confiance à des gens qui ne se sentent pas français et défendent des idéologies au lieu de défendre l’intérêt du peuple qu’ils gouvernent.
Ils complotent, et alors ? Faisons-en autant.