En votre chair et dans l ’intime
Muse lointaine, muse inconnue
Vous fûtes troublée par mes rimes
Et je ne pus qu ’aller aux nues
Amie et ennemie , je vous devine
Je désire vous en écrire encore
Des mots caressant votre échine
Et qui font trembler tout le corps
Dans la tiédeur de son ramage
L’oiseau lyre cache ses pouvoirs
Il enchante et pénétre la cage
De celle qui ne le voyait que noir
Par les rèves des nuits brunes
Pour nos âmes et leur plaisir
Sous vos draps couleur de lune
Il saura fort bien nous rejouir
Le poéte detient toute la liberté
Et n ’offense en rien l ’interdit
Pour dire en parole dévoilées
Ce qui nous mène au Paradis