http://www.defense.gouv.fr/dgse/enjeux_defense/problematiques_du_renseignem ent/les_activites_et_les_defis_du_service/les_activites_et_les_defis_d u_service
6. Ainsi du dogme de la transparence, dont les principales manifestations -médiatisation et judiciarisation- ne manquent pas de peser sur le fonctionnement du Service.
L’explosion des flux d’informations ouvertes, sur lesquels les dirigeants politiques sont en permanence branchés et dont l’appétit de divulgation va jusqu’ à relativiser la notion même de renseignement, a contraint la DGSE à réagir dans trois directions.
En premier lieu, et c’est une excellente chose, en devenant plus réactive : alors que les médias se donnent l’instant pour horizon et que le cycle du renseignement a besoin de la durée pour produire, un tel décalage n’était plus tenable.
En créant un Centre de situation, fonctionnant 7 jours/7 et 24 h/24, accueillant en tant que de besoin des cellules de crise ad hoc, en se dotant d’outils appropriés de suivi de l’Internet, la DGSE a franchi ces dernières années la barrière du temps réel. Elle y excelle d’autant mieux que son dispositif de recherche a pu anticiper le cours des événements, comme ce fut le cas successivement en Afghanistan, puis en Irak.