Cet article est une analyse vue de trés loin de ce qui se passe en amérique latine. On sent une vision filtrée par les maîtres à penser de Courrier-International ou du Nouvel-Obs.
Aller dire que Chavez est une réussite économique tient de l’aveuglement sinon du mensonge, en tout cas d’une ignorance totale de la vie au Vénézuela.
Le Vénézuéla était auto-suffisant sur le plan alimentaire il y a trente ans. Sur le plan industriel il fabriquait à peu prés tout sous licence européenne ou américaine. Les démagogues socialistes ont peu à peu tué la poule aux oeufs d’or, détruit la société dans ses fondements en suscitant la lutte des classes et prenant des mesures anti-économiques tout en privilégiant une petite caste de grands marchands internationaux. Chavez a été élu sur le rejet des excès de Carlos Andres Perez, membre de l’Internationale Socialiste, et qui avait poussé la démagogie à distribuer n’importe quoi à ses électeurs (maisons, autos, pots de peinture, tôles ondulées etc). Résultat, 60% d’inflation et de dévaluation de la monnaie en une seule année. Malheureusement Chavez n’a pas fait beaucoup mieux.
Le problème de Chavez est qu’il s’est appuyé sur les bas-fonds de la société pour se faire élire. La transformation du code pénal est sa pire erreur démagogique. Aujourd’hui, le délinquant est roi. A toujours donner plus de droits aux pauvres contre les riches, la classe moyenne a disparu, la pénurie s’est installée partout et l’insécurité personnelle est là règle. N’importe quel terrain privé peut être envahi par une horde de traîne savates guidés par un potentat du parti ou de la mairie. A quoi sert le "socialisme" si l’on a peur de traverser la rue pour acheter son pain ? On ne compte plus le nombre de gens qui ont tout simplement abandonné une jolie maison pour venir vivre chichement en Espagne, en Italie ou en France. Ce sont autant de professionels, autant de commerçants qui manquent au pays. Le taux d’assassinats est supérieur à celui de New-Orleans.
Le pays est rentré dans la pauvreté alimentaire. Il y a plus de 2 millions de personnes sous-alimenté selon les standards de l’ONU. (Journal El Nacional du 30/09/2008 en première page).