De Christophe :
"Si nous pouvons admettre que certaines femmes musulmanes portent le voile sous la contrainte, faut-il l’interdire et donc imposer un interdit de fait à celles qui le font par choix. Vous divaguez en effet ; votre propos ne fait appel à aucun discernement."
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C’est vous qui fabulez, divaguez et parlez sans aucun discernement :
Nul ne peut être autorisé à bafouer la dignité des femmes.
Dans le même ordre d’idée, nul ne pourrait être autorisé à porter une étoile jaune, ou toutes autres marques discriminatoires ou humiliantes, en prétextant qu’il le fait par "choix".
Le premier point important est que le port du voile est une atteinte aux lois qui réprouvent la discrimination, que celle-ci soit fondée sur le sexe, la race ou tout autre motif. Or le port du voile est discriminant par définition puisqu’il est réservé aux femmes.
Le deuxième point est que le port du voile donne à certain le prétexte dont ils ont besoin pour maltraiter les femmes et exercer sur elles des pressions. Ces pressions n’auront plus de raison d’être si le port du voile est interdit en public. Il est évident que nous devons porter secours à toutes celles qui résistent à cette pratique moyenageuse.
Le troisième point est que le port du voile viole la dignité de toutes les femmes, même de celles qui ne le portent pas. Or une femme peut surement être contrainte de ne pas s’humilier en public, elle peut aussi certainement contrainte de ne pas humilier les autres femmes en public.
Le quatrième point porte sur l’argument de justification donné par celles qui portent le voile : Il s’agirait pour elles d’une mesure destinée à préserver leur pudeur. Une femme qui désire préserver sa pudeur en se cachant aux regards des hommes mérite sans doute un soutien psychologique, mais n’a pas besoin d’être encouragée dans son délire par la loi de la République.
Car sinon on en viendra très vite à la ségrégation sexuelle et on a déjà assisté à des tentatives d’instaurer cette ségrégation dans certains endroits publics, comme les piscines par exemple. C’est une suite logique, qui ne doit pas nous surprendre.
Quant à l’argument sur la "liberté de conscience" il est particulièrement fallacieux : Nul ne peut violer la loi en arguant du fait que le délit lui est commandé par sa "liberté de conscience". Ce serait la porte ouverte à la justification de tous les délits et de tous les crimes.