Je me permets de tempérer. La planète est déjà passée par des crises beaucoup plus graves que celle que nous provoquons plus ou moins consciemment. Pour moi la planète n’est pas foutue. C’est l’humanité qui court à sa perte en détruisant les conditions de vie idéales qui nous ont permis de nous développer à ce point depuis la dernière glaciation. La vie s’adaptera à une catastrophe majeure comme elle l’a toujours fait, quitte à repartir d’une forme la plus minime soit-elle (fourmi, protozoaire, bactérie ?), mais je ne suis pas sûr que nous puissions en faire autant.
Notre développement actuel ne peut mener nulle part tant que nous nous cantonnerons à notre planète. Elle ne peut subvenir à une demande croissante et potentiellement infinie de matières premières et d’énergie. Surtout d’énergie. La seconde loi de la thermodynamique est très claire : toute travail, toute énergie finit dissipée en chaleur. Continuer à produire de l’énergie, même en passant par l’éolien, même en passant par l’hypothétique fusion nucléaire, c’est produire davantage de chaleur. Nous avons dépassé les limites autorisées d’un point de vue consommation et population. Notre seule échappatoire, si on ne veut pas subir une extinction massive, c’est se tourner vers ce qu’il y a au-delà de l’atmosphère. Mais qui peut se permettre de dire ça, sans passer (comme moi par exemple) pour un rêveur ou un illuminé ?