Je ne suis pas voyant non plus, rassurez-vous !
La suite, ce sera quelque chose du genre baisse de salaires dans une fourchette de 7 à 10% (parce qu’il ne faut pas non plus exagérer) tout ça bien empaqueté, expliqué, et assorti d’éventuelle contrepartie sous forme de miettes, primes à ceci ou à cela, baisse microscopique de la TVA, bref, du vent... L’important sur ce coup-là étant de nous fourguer le travail le dimanche sans volontariat pour nous préparer à la suite de la suite, à savoir le travail de nuit au prix du jour y compris pour les mères de famille (c’est déjà un peu le cas avec les caissières de la grande distribution), l’abolition du Smic, la généralisation du RSA, et sous un an maximum une réforme des congés-payés où nous serons invités à ouvrir un compte avec une organisation de vacances partenaire de notre entreprise, voire à devenir actionnaire, ceci pour pouvoir bénéficier de séjours tout confort à n’importe quel moment de l’année où le patron jugera opportun que nous prenions nos deux semaines annuelles de vacances, et de préférence où il aura décidé que nous partions en vacances.
Mais comme vous le dites si bien, y’a pas vraiment de quoi s’énerver, hein ?
Une dernière, pour la route ?
L’ouverture de camps de rééducation dans quelque DOM-TOM tropicale, à l’intention des délinquants de mon genre.
Mais d’ici là, je serai passé à l’Ouest.