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idoine 26 novembre 2008 17:28
Marc Viot

Epistogon ; seul au fond de son trou a chateau.
Il semble parler a un oiseau chauve :


Aux creux de ta main
J’ai versé de la poussiere
Aux creux de tes reins
Je me logerais ;
La nuit me rentrera de dedans
Et le jour creusera de dehors ma tête
Je paierai volontiers
De mes centaines et
De mes milliers de trodollars
Pour connaitre le jour ou
Tu mourras salope
Putain d’enfer aux cornes biscornues
Sans cesse je batis
Et sans cesse tu miaules
Que n’y faire que l’etreinte de ta bouche
Que n’y faire que l’etreinte de mon sexe
Que n’y faire que mes claques et mes baffes
Je t’aime comme lorsque je ne respire plus

Sur cette phrase Epistogon tente de mettre fin a ses jours en se coupant la
respiration avec une feuille de papier. La feuille se debat. L’air
jaillit abondant et pourpre pour sauver Epistogon.
L’air dit :


Que diable que cet Epistogon de malheur
Pompe moi milles fois de ton gland
Je te planterais une fenetre grande
De rideaux jaunes que l’on ouvre en actionnant
Une manivelle en tapant
Des pieds avec les mains
Monte sur mon dos Epistogon
Que je t’envoie te perdre dans mes triangles
Fabulateurs qui sans cesse faribolent
De leurs pointes aigus et bizarres

Ceci dit, Epistogon monte sur le dos de l’air qui est le vent. Le vent
l’emmene aux pays des triangles, dans une contrée que l’on refuse de
nommer etant lointaine et inaccessible, arrive Epistogon se lamente ;


J’ai quitte mon pays triste
Pour un polygone perdu
Pris dans la tourmente
Où les chiens pyramidaux
Ne ressemblent à aucun des maux
Que me procure mes oiseaux chauves ;
Que fais-je ici grotesque
Alors que le roi des figures
Dans son carre d’apparat
Se dresse caduque et fier
Comme un leopard tachete
Mauve et gigantesque ?

Le roi des figures, un ami de l’air, lui joue une farce et lui repond ;

Epistogon tu es damné
A pourrir aux milieu des figures
L’œil sec et le miroir bas
Il ne te reste plus qu’à te jeter
Du haut du rectangle sacre
Si bien sur tu veux te sauver
Si bien sur le rectangle pleurs
Des larmes bleues de pitié
Alors ami tu seras aime

Epistogon, ignorant que le roi des figures est le fils de la plus honteuse des
putes, se precipite vers le rectangle sacre afin d’etre aime des
oiseaux chauves. Helas le rectangle est un monstre endormi depuis
l’éternite qui est le reflet d’Epistogon. Le rectangle, lui, est
reveille et en colere il dit :


Je te connais toi Epistogon ;
Tu es l’homme qui pourrit nos dents
A nous autres rectangles aimables et polis
De notre surface a la surface de notre taille
Epistogon je ne peux pleurer
Pour l’homme responsable de ma rage
Et de mon mal terrible
Qui me brule solairement
Epistogon sauve moi ou je te consume
Avec mes yeux qui ont chacun un revolver
Et qui sont chacun
Aiguisé comme une carpe
Sauve moi ou je te consume

Epistogon saisissant son courage derriere sa nuque s’apprete a arracher la dent
conique et puante ; lorsque soudain jaillit l’ours brun qui se baigne de
la salive du rectangle et qui fait chauffer son cafe avec le cote amere
de la langue, l’ours brun dit :


Que fais-tu fou d’Epistogon ;
Tu detruis la maison du sage
La maison du sage qui parle et qui sait tout
Des oiseaux chauves et de la maladie
Qui ronge et rouille le cœur central
De notre corps à tous
Son temps n’est pas encore venu

Epistogon voyant une solution a ses problemes s’engouffre dans la dent pourrie
pour parler au sage, il voit un vieil homme barbu assis sur une chaise
renverse, a ses cotes gisent trois cles passablement morte, leurs
queues etant imbibes de cuivre cuits ; Epistogon, empresse, dit au vieil
homme ;Foutre de bouc vieil outre


Barrique de mathusalem
Dis-moi la reponse
Au maux que provoque
Chez moi cette oiseau chauve
Au plumage excitant
Aux seins gros et vivaces qui vivent
Sous mes mains de joie
Dis-moi donc la solution pour que je connasse
Le secret de leurs cons ou je glisse mes sexes aux odorats allechants
Apres tout je suis peut-etre maigre comme un bilboquet
Mais a travers mes cotes on voit les nuages

Le vieil homme souri, s’approche d’Epistogon, et brutalement
saisissaunedescleesrouilleespourluienfoncerdanslecoeuretenclencherlem
echanismesecretquetouthommealorsqu’iltombedesnuesd’unoiseauchauve ;
Epistogon, soulage tomba a genoux, et s’en alla ainsi dans son pays
triste ou il vecut triste car ici il n’y a pas besoin de fin car nous
avons tout dit ;

 

Helas ;, rien n’est dit et tout reste a construire ; Epistogon se
rendait donc dans son pays triste et en chemin il rencontra une troupe
d’ecoliers la troupe l’apostropha les ecoliers eux se taisent ;


Camarade que fais-tu
A remplir des ballons jaunes de peinture verte
Le ciel ne se repeint pas
Camarade rejoins-nous et saches
Que dans cette vie faite de tentacules
Nous ne sommes pas là pour aboyer
Nous sommes la pour s’assoire et penser
Prends une chaise, camarade, et attends la mort avec nous
Regardes-toi tu es affreux comme un candelabre
Aux yeux grands ouverts
Qui regarde le fauteuil monotone et gris
Sous les douze coups de la pluie

Epistogon leur repondit ;


C’est parce que je suis gueri des oiseaux chauves
Que ma joie comme mon malheur
Se sont envoles avec eux
Je me voulais lucide
Me voila fumeux
De mauvaises humeurs de la bile
Qui me tourmentent en hurlant
Tel des furies invisibles
Je ne sais plus
Je n’ai peut-etre jamais su

Les ecoliers ;


La vie est bruyante
Et cacophonique et chaotique
Tu perds trop de temps à pleurer camarade
Un monde de connaissance t’attend
De formules et d’algebre
Les seaux meurent d’etre trop nourris
Camarade assis-toi
Ne fais pas comme l’aristocrate
Il vit dans le mepris et les poussieres
Orgueilleux et fier
Tiens le voila

L’aristocrate entre il est couronne d’un chapeau gigantesquement bleu fluo il est enroule dans une tapisserie ; il parle ;


Ha vous voila
Epistogon je vous cherchasse
Queue je n’anusse putes le plaisir de vous parler plus tot
Vous cher Epistogon connut de travers les cheminees de satin
Ecoutassez moi Epistogon
Ouvrassez vos mains
Pour que j’entrasse mes deux oreilles
Et me soutennasse ainsi de ma tete
Epistogon nous sommasse sur une route sans sens
Nous y marchasse d’un pave a un autre
Epistogon ne vous assasse pas
Vous en perdreraste tes deux jambes
Les ecoliers sont autant des pieges
Comme autant de rasoirs vivants
Allons plutot dansasse au bal
Et vivrasse
Chez mon ami l’archipetasse

L’aristocrate saisit la main d’Epistogon et tous deux entre dans un carrosse tire par
deux chameaux esclaves aveugles ; ils arrivent devant une minuscule
poubelle ; de la musique en sort magiquement ; l’aristocrate saisit le
sexe d’Epistogon et les voila devant l’archipetasse dans la salle de
bal ; la salle est vide mais sourit ; l’archipetasse aimable suce le sexe
d’Epistogon et l’aristocrate essaie de monter la comtesse ; Epistogon
dit ;


Le monde n’est pas venu
Ou je me noierai dans mon plaisir
Je suis fait de planches de fer
Et je me voulais aimer
Les oiseaux chauves
Me voila homme
Et je vois par dela les fontaines
Ou l’eau est enchaine
Au bord precieux de verre
Que chacune de mes diagonales
Me prouvent que je suis un trait droit
Mais le jour
La lache balance
Cassera
Et de mes perceptions
Je saisirais les glissements
Lache donc mon sexe vieille truie
Tu es perdu comme chaque epreuves
Que tu crois vivre
Tu es un fantome trop feint et emplis
D’une joie qui n’existe plus
Depuis que l’homme a fendu chaque pan
Des robes de femme
Qui traverse nos vies en courant
Dans le son des robes dechirees
C’est-à-dire depuis exactement l’eternite et trois minutes
Et vingt-quatres secondes regarde plutot
Mes faux lacets faits qui me donnent rendez-vous
Au cafe du coin ;
Je m’en vais donc

Et Epistogon s’en allait donc ; decide comme jamais il se rendait au cafe du coin ;

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