Très bonne... plaidoirie pour démontrer qu’en effet les choses n’ont guère avancé. L’exemple du gamin illustre parfaitement l’océan qui sépare la "théorie" des procédures avancée par Rachida Dati de la "réalité" du terrain. Je l’ai moi-même constaté dans plusieurs affaires, touchant des enfants placés de la Ddass, dont j’ai eu connaissance dans mon entourage.
Ce constat fait, comment pouvait-il en aller autrement alors que la réforme conduite s’est faite sur le plan humain à moyens constants et, localement, au prix de désorganisations administratives ? Il est évident qu’une réforme d’ampleur touchant à la fois la "carte" et l’organisation ne pouvait se faire dans de bonnes conditions qu’au terme d’une longue et approfondie concertation mettant toutes les parties concernées autour de la table.
Ce n’est évidemment pas le choix qui a été fait, pour l’évidente raison que Sarkozy et Dati visaient moins l’efficacité d’une réforme réussie pour le monde judiciaire que celle de leur communication politique : « Nous avions promis cette réforme, nous l’avons faite ! » Pour le reste, circulez, y’a rien à voir !