je rappelle que malgré le message évangélique de non violence et de l’incitation voire le commandement au pardon avec la fameuse recommandation de Jésus de tendre la joue droite si l’on vous frappe à la joue gauche,la doctrine de l’Eglise catholique même après le concile Vatican II est toujours au maintien du principe de la peine de mort pour le cas de l’homicide
car il ne faut pas se méprendre de la parole évangélique qui ne confond pas les ordres ,celui de la morale individuelle et la conduite spirituelle avec celui de la justice sociale dans la conduite de l’Etat,ce qui se traduit par l’expression :"rendez à César ce qui est à César ,et à Dieu ce qui est à Dieu---------------------le pardon relève de la religion c’est à dire de la relation de l’homme avec Dieu et qui est donc un mouvement purement intérieur de l’âme,un acte purement spirituel,car c’est du coeur ,de coeur à coeur ,d’esprit à esprit que l’on communique avec la transcendance divine ,mais la justice relève de la politique,c’est à dire de la conduite des hommes entre eux et qui est un mouvement dirigé par la raison--------------------il ne faut pas confondre l’ordre du pardon avec l’ordre de la justice ,le pardon qui amène un bien individuel n’exclut pas et ne doit pas exclure la justice qui amène un bien collectif------------------------plus encore le pardon est nécessaire à la justice mais n’est pas suffisant
en effet,le pardon procède du coeur pour apaiser le coeur et éviter tout esprit de colère et de vengeance qui pourrait déformer et entraver l’action de la justice ----------------on ne peut juger en toute justice et toute équité dans la plus parfaite impartialité et objectivité qu’en ayant une âme apaisée et une conscience lucide ,ce qui ne peut être le cas dans un esprit colérique et haineux par l’absence de pardon
d’autre part le pardon ne peut être accordé que par la victime --------dans le cas d’un meurtre ou la perte totale et définitive de conscience ,le pardon est impossible