Le plus grave dans cette nouvelle donne est que le gouvernement réagit beaucoup trop en fonction de l’émotionnel du moment sans mettre en perspective les événements. Les minorités agissantes et bruyantes, dont les décibels sont multipliés par 100 par les médias et bien que trés souvent ne réprésentant qu’une infime minorité de la population, en viennent de fait à imposer aux autres leur façon de faire marcher les affaires. Leurs succès conduit à une surenchère qui implique le président de la République dans le moindre fait divers suffisamment émouvant pour faire pleurer dans les chaumières au JT de 20 heures.
Le rôle d’un ministre est justement de prendre du recul, d’être au-dessus de ces petites manifestations et de traiter l’intérêt général en fonctions d’objectifs à long terme. Beaucoup trop d’entre eux ne réagissent plus qu’en fonction de l’image instantanée qu’ils croient avoir dans les médias.