@ Idaho
Le religieux, peut être aller voir chez Bachelard.
Dans la complexité corticale arrive aussi la notion de singularité, et donc d’acquiescer à l’élévation de l’esprit dans la mesure où cela exalte ce qu’on croit être ses singularités.
La religion est alors, momentanément, la moins mauvaise des maisons communes pour les singularités d’un groupe. C’est un cristallisation de niveau hiérarchique supérieur (?).
Et quand elle cristallise trop, ca bloque pas mal de chose.
Les grecs avaient des dieux tout à fait sur mesure car ils vivaient les premiers ages de l’écrit mêlé de technique, leur besoins de singularité s’est exprimé directement chez des philosophes, qui ont par bienséance repris l’habillage religieux environnant.
Quant à la réelle religiosité de la société moyennageuse, bof bof. Ce qui n’a pas empeché des extases cisterciennes et bernardines, j’en conviens ("Les nains sur les épaules des géants", c’est bernard .. de Chartres, rapporté par Jean de Salisbury, à ces époques...)
En fait, au fond, je ne tiens pas à ce que Simondon et Stiegler ait raison et Girard tort. Les représentations qui feraient que j’adhère à ce que vous présentez de Girard me semblent être les figures judéo-chrétiennes, pas assez universelles, mais je veux bien croire que je me gourre !