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SANDRO 10 décembre 2008 10:12
Sandro Ferretti

Les "120 journées..." sont de Sade, mais ce n’est pas tout Sade et cela n’épuise pas Sade.
Je maintiens que les scènes de pédophilie sont très rares chez Sade, à une époque où les faits étaient pourtant très pratiqués, avec une relative conivence sociale.
Par ailleurs, les rares fois où il y a recours, c’est à mon sens de façon abstraite et "formelle".
Sade , dont les eouvres sont très "logiques", "carrées", aime que toutes les possibilités soient exploitées. Idem pour l’homosexualité, qui n’est pas pronée en tant que telle (hormis comme symbole de la liberté absolue, des corps et des esprits, qui est son credo).
Sade ne s’appuie pas sur des gouts, des dégous, du militantisme pour une quelquonque orientation sexuelle, où une pratique privilégiée. Il est pour le "tout en méme temps", dans son délire solitaire de taulard.
Un peu comme le dessinateur d’une BD s’apercoit qu’il manque quelques immeubles en arrière-plan de sa planche ou de sa bulle. Alors , il rajoute des immeubles, par symétrie, pour "boucher le trou".
Ca ne veut pas dire qu’il aime les immeubles.
Sade est juste un esthète des combinaisons corporelle INTELLECTUELLEMENT possibles entre hommes et femmes, femmes entre elles, hommes en eux.
Donc, une ou deux fois, il a mis des enfants dans le tableau, c’est tout.
Et c’est très peu par rapport aux dizaines d’ouvrages publiés et aux milliers de pages écrites.



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