"Ca se tient. J’y avais pas pensé. Mais c’est chaud de "canaliser les excès entourant les émissions d’emprunts (titrisation, spéculation)", non ? "
Oui, c’est chaud, mais ça permet de faire passer la pillule plus facilement, sans trop bouleverser le système. Et 3600 milliards de monnaie permanente supplémentaire, les banques et financiers n’aiment pas ça, du tout, croyez moi. C’est à 5% 180 millards de CA en moins annuel.
"En fait mon idée n’est pas de faire un jeu monétaire à somme nulle, mais de laisser la création monétaire à l’Etat. Je vois pas pourquoi nécessairement ça ferait monter le prix des matières premières. "
La création monétaire était à somme nulle avant 70. Si vous montez un système de création monétaire public sans somme nulle (pas dans le temps biensûr, mais la Banque de France n’enregistrait qu’une dette égale à la monnaie créée, sans intérêt), vous transférez l’asservissement des citoyens et sphère économique réelle des banquiers et financiers à l’état. C’est pas hyper sexy.
Un système économique sans esclavage tourne mieux, et certaines ressources peuvent se voir trop sollicités, déjà qu’en mode esclavage elles l’ont été (Pétrole à 150$ en début d’année). L’économie des trente glorieuses tournait quand même beaucoup mieux que maintenant, sous création monétaire d’état à somme nulle.
"La vente à découvert a certains avantages d’accélérer la vérité des cours, ça fait vite très mal, mais l’embellie est également plus rapide, évitant de transférer dans le temps des situations que l’on peut qualifier de pourries. Mais il y a évidemment des effets pervers. "
"Ca renforce énormment la volatilité des titres. Au point qu’étant donné les mouvements grégaires, globalement les dérivés ne rendent pas le marché plus efficient, bien au contraire. La régulation marchande cède le pas aux mouvements grégaires, browniens à court terme."
Ne croyez pas que je vais défendre mordicus la vente à découvert (hormis faire l’avocat du diable), je peux facilement vous rejoindre sur ce point
"Avec votre système de taux zéro sur la monnaie crée, ne faudrait il pas quand même limiter la création monétaire en volume ?"
J’estime que l’Allemagne et la France représentant la moitié de l’économie de l’eurozone, la France serait sur les 3600 milliards d’euros doté de 800 milliards d’euros, que l’état français allouerait naturellement à sa dette de 1260 milliards. La dette publique ne serait plus que de 460 milliards. Mais à terme elle disparaitrait probablement (35 milliards d’intérêts à verser en moins par an).
On pourrait limiter la création monétaire privée par des taux élevés, comme maintenant.
Mais il y aurait un effet vertueux à ma proposition : Aujourd’hui, pour payer ses échéances, on doit réemprunter globalement (d’ailleurs, dans la crise actuelle, c’est l’état qui a remplacé les ménages et entreprises), donc créer toujours plus de monnaie. Un système monétaire à somme nulle (en fait à différence nulle, soit dette issue de la création monétaire - masse monétaire = 0) permet d’éviter cet effet inflationniste, voilà entre autre pourquoi j’y suis attaché définitivement.
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