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Blé 2 janvier 2009 14:03

Dans les années 60 et 70 il était possible pour un jeune de condition modeste de vivre des expériences qui aujourd’hui sont devenues improbables. Par exemple travailler quelques mois et partir en voyage (pas organiser) et être sur qu’à son retour il pourrait retrouver un emploi.

Perdre sa vie à la gagner est une réalité lorsque le travail suffit à peine à renouveler l’énergie quotidienne nécessaire pour maintenir sa santé. Je ne pense pas qu’il soit aussi facile que cela de faire des choix à un individu quand la société fait tout ce qui est possible pour réduire au maximum les possibilités pour le plus grand nombre. On trouvera toujours des exceptions mais globalement, les contraintes et la réalité de notre société ne permettent pas beaucoup "de choix".

Notre société n’est pas organisée pour l’épanouissement humain des individus appartenant aux classes dominées mais pour l’épanouissement du capital pour les classes dominantes. Les classes dominantes n’ont pas de problème pour donner du sens à leur vie car leur vie a déjà un sens avant même leur naissance, celui de perpétuer leur famille et leur richesse. Les places financières du monde leur donnent des plaisirs et des satisfactions. Ils ne se demandent pas si leurs larbins ont un questionnement philosophique sur le sens de leur vie lorsqu’ils décrotent, astiquent, conduisent, cousent, fabriquent, produisent avec zèle.





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