Art13,
La langue arabe aussi complexe qu’elle puisse parraître est d’une étonnante facilité quand on parvient à maîtriser ses règles toutes basées sur de la logique.
Un intelectuel qui a des idées mais ne saurait les interpréter dans une telle langue n’aurait qu’à chercher une autre de substitution.
Je t’assure que la langue arabe est d’une beauté inouï. Ceux qui la critiquent sans la maîtriser sont une bande d’incapables qui préfèrent créer dans la médiocrité.
Dans ma précédante école de commerce, faisant parti du top 10 français, je surfais sur le net dans un centre de calcul, puis subitement je fus brusqué par un bruit qui ne me semblait pas familier assez familier dans ce genre d’enceintes. J’en avais cherché la provenance, et à ma grande surprise j’étais tombé sur une classe d’occidentaux apprenant l’arabe. Le professeur était occidental aussi.
Sinon, revenons à nos moutons.
Franchement je suis surpris par les clichés et les amalgames et les a priori que tu t’es faites toi aussi tiennes au sujet de l’Islam et du Coran. C’est du même acabit à ce que l’on rencontre dans les médias.
Tout au long de ma présence sur Agoravox je n’ai fait que tenter d’y répondre systématiquement, mais là tu m’en présente carrément un condensé. J’ai tenté de produire une réponse, mais je risquerais de partir en vrille, il me faudra des pages et des pages pour répondre.
Le Coran n’a pas à subir la moindre altération dans son texte. Tout dépend de la façon dont on le lit.
Les versets atemporels instruisent sur une part d’histoire, surtout quand on les lit de façon académique, historique et circonstanciée.
En voilà une démonstration personnelle : la lecture du Coran se fait avec esprit et méthode.
La religion est loin d’être dangereuse ; pas plus que l’économie ou la politique. Ce sont les littéralismes, les extrêmismes, et les manipulations qui sont dangereux.
Toutes les dérives auxquelles nous assistons de par le monde ne sont que des symtômes d’une mauvaise politique des hommes, et ne sont nullement liées aux religions, ni consubstantielles à celles-ci, mais à des folies humaines individuelles qui par intrigues politiques et géostratégiques, et de mauvaises gestions économiques, finissent par le biais d’accumulations sociales à devenir des folies collectives.
Comme le disait ailleurs une Sherazade, une connaissance, jadis sur un autre fil :
Le Coran n’est à épurer de quoi que ce soit. Se sont les mauvais esprits, de part et d’autre, qui devraient une purification des idées et des sens.
(le vous qui suivra est un vous impersonnel. Il ne faudrait pas le prendre comme une attaque personnelle)
C’est par pure litéralisme que vous les rendez ainsi que les intégristes pseudo-musulmans atemporels, définis en dehors de tout temps et de tout espace. C’est votre faute, à vous deux, et pas celle du Coran.
Allez gommer chaque allusion parlant de guerre dans l’histoire des hommes. Dans l’Ancien Testament, vous risquerez dès lors d’emputer le volume presque de toute sa moitié. Et dans celle de la France pas mal aussi.
Les dignes lecteurs du Coran ne recourent pas au littéralisme. Le littéralisme est indigne dans l’Islam ; ce n’est pas un hasard si les premiers musulmans inventèrent la science du kalam : "la rhétorique arabe dans toute sa splendeur", dont les philosophes du monde islamique n’hésitèrent pas à se servir pour retravailler et peaufiner l’héritage grec.
Je te recommande vivement ceci : L’Histoire de la Concaténation du coran, plus loins dans les fils de discussions j’avai répondu à l’ensemble des polémiques développées par les orientalistes à l’égard de la concaténation de ce Livre.
Ci-dessous je collerais ma tentative de réponse à un contradicteur (Mjolnir) dans laquelle il y a des réponses quant à l’accusation du Coran de livre surranné.
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

